| BREZONEGER MA'Z ON
N'em-eus leh all ebed da zurentez Nemed yez ma evidon-me, Ar brezoneg eo ma bro.
N'em-eus danvez all ebed da zivenn Nemed al lennad chouchenn bero, Ar gwelien gouez
A vag ahanon er-mêz hag e-barz, Ar brezoneg eo ma bro.
N'em-eus bannied all ebed da heulia Nemed ar geriou kanab dideuhuz, Adgweet gand ma glaourenn
Hag a guz ouz ar zellou emon noaz, Ar brezoneg eo ma bro
Douaroniez an tro-war-dro. |
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BRETONNANT QUE JE SUIS
Je n'ai pas d'autre place de sûreté Que la langue de mon quand-à-moi. Le breton est ma partie.
Je n'ai pas d'autre bien à défendre Que ce lac d'hydromel bouillant. Ce brouet sauvage
Qui me nourrit dehors et dedans. Le breton est ma patrie.
Je n'ai pas d'autre drapeau à suivre Que ces mots d'un chauvre inusable, Retissé de ma salive
Et qui dérobe aux yeux ma nudité. Le breton est ma patrie
Tout le reste est géographie. |
On estime aujourd'hui que 240 000 personnes parlent le breton soit 20% de la population (à l'ouest d'une ligne Paimpol- Vannes).
Ils étaient 1 200 000 au début du siècle. Les jeunes bretons ne parlent presque plus la langue. 64% de bretonnants
ont plus de 60 ans.
Pourtant chaque jour, 45 000 à 50 000 personnes continuent à utiliser la langue bretonne quotidiennement.
Par ailleurs, la langue bretonne continue à se parler et se transmet aux enfants grâce notamment aux écoles Diwan.
Le bilinguisme, on le trouve aussi en permanence inscrit sur les panneaux signalétiques dans tout le département finistère.
L'attachement affectif des bretons à la langue est aujourd'hui de plus en plus fort, tout comme la volonté de la sauver.
88% des bretons pensent qu'il faut sauver le breton et 80% sont favorables à son enseignement à l'école.